Chirurgie des seins

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Peut-on allaiter après une augmentation mammaire par prothèses ?

L’augmentation mammaire par implants est une intervention courante, qui suscite beaucoup d’interrogations. En particulier, de nombreuses femmes se demandent si l’allaitement est autorisé malgré la présence des prothèses.

Peut-on allaiter après une augmentation mammaire par prothèses ? | Dr Runge | Paris 7

En résumé

Cet article explique que l’augmentation mammaire par prothèses est compatible avec la maternité, précisant que les implants ne présentent aucun danger pour la santé de la mère ou de l’enfant. L’emplacement des prothèses préserve les glandes mammaires, permettant ainsi un allaitement tout à fait naturel et sécurisé.
 
Mon Avis : Bien que l’intervention n’empêche pas l’allaitement, je conseille souvent de stabiliser ses projets de grossesse avant la chirurgie pour garantir la pérennité esthétique du résultat face aux variations de volume.

Qu’est-ce qu’une augmentation mammaire par prothèses ?

L’augmentation mammaire est une intervention de chirurgie esthétique dont l’objectif est d’augmenter le volume de la poitrine. Cette opération s’adresse aux femmes complexées par un volume mammaire jugé insuffisant.

L’atrophie mammaire peut être constitutionnelle, liée à la morphologie naturelle de la patiente. Celle-ci est alors complexée depuis l’adolescence par une poitrine qu’elle estime trop plate. L’atrophie peut aussi être acquise, consécutive à une grossesse ou à une perte de poids importante. La patiente souhaite alors retrouver son volume mammaire d’antan, de manière aussi naturelle et harmonieuse que possible.

Aujourd’hui, les chirurgiens esthétiques peuvent employer deux méthodes d’augmentation mammaire :

  • Le lipofilling, qui consiste à prélever une quantité de graisse sur une zone du corps de la patiente, pour la réinjecter dans sa poitrine
  • L’augmentation par prothèses, ou implants mammaires, qui consiste à insérer des implants mammaires en silicone au niveau des seins, pour augmenter leur volume

Quelle que soit la technique choisie, l’objectif est d’obtenir un résultat harmonieux, en accord avec la silhouette de la patiente.

Quel est l’impact de la grossesse sur les prothèses mammaires ?

Que les patientes soient rassurées : le port de prothèses mammaires n’est en aucun cas une contre indication à la grossesse ! Les prothèses en silicone ne représentent aucun danger pour l’enfant ni pour la mère.

En revanche, il est conseillé de prioriser la grossesse par rapport à la pose d’implants car le volume mammaire des femmes enceintes évolue considérablement. La prise de poids, puis la perte qui suit l’accouchement, font varier la poitrine en volume mais aussi en forme ; il peut donc y avoir une altération du résultat de l’opération.
C’est pourquoi votre chirurgien vous recommandera généralement de patienter avant de réaliser une augmentation mammaire, si vous avez pour projet d’avoir un enfant bientôt. De manière générale, on fait en sorte de pratiquer cette intervention lorsque le volume de la poitrine est stable ; facteur qui peut également être influencé par les variations de poids, et les fluctuations hormonales.

Certaines femmes s’inquiètent également du risque de fuite de silicone, en cas de rupture de la prothèse pendant la grossesse. Là encore, cette inquiétude n’est pas justifiée : en effet, le gel de silicone contenu dans les implants est inoffensif, y compris pour le bébé.

Peut-on allaiter en ayant des prothèses mammaires ?

L’allaitement est une autre préoccupation fréquente chez les candidates à l’augmentation mammaire. En effet, de nombreuses patientes se demandent s’il est toujours possible d’allaiter après l’intervention, et surtout, si cela est sans danger pour l’enfant.

Là encore, aucune inquiétude à avoir : l’allaitement est sans danger et parfaitement autorisé après une augmentation mammaire par implants.

En effet, il faut savoir que les prothèses sont toujours situées derrière la glande mammaire ; voire même dans certains cas, derrière le muscle pectoral. Par conséquent, l’implant ne gêne absolument pas l’allaitement, qui se fait via les canaux galactophores situés entre les glandes et les mamelons. Le gel de silicone contenu dans l’implant est quant à lui inoffensif : il ne nuit pas à la qualité du lait.

Certaines femmes sont rassurées par la perspective d’une intervention par voie sous-mammaire, ou axillaire (incision au niveau des aisselles). En effet, leur crainte est qu’une incision au niveau du pourtour de l’aréole puisse sectionner les terminaisons des canaux galactophores ; ce risque peut être écarté en choisissant un chirurgien expérimenté et rigoureux.

FAQ

Non, je vous rassure, la présence d’implants n’altère pas la capacité de vos glandes à produire du lait. Les prothèses sont positionnées derrière la glande mammaire ou le muscle, laissant le tissu glandulaire totalement fonctionnel pour la lactation.

C’est une crainte fréquente, mais le gel de silicone utilisé aujourd’hui est inoffensif pour le nourrisson. Même en cas de rupture de l’enveloppe, la structure du gel et l’emplacement de la prothèse empêchent toute contamination de votre lait.

L’allaitement en lui-même ne déforme pas l’implant, mais les variations de volume liées à la montée de lait et à l’arrêt de l’allaitement peuvent détendre la peau. Je constate parfois une modification de l’aspect esthétique global de la poitrine après une grossesse, indépendamment de la présence de prothèses.

Je privilégie souvent le positionnement derrière le muscle pectoral ou derrière la glande pour isoler totalement l’implant du système lactifère. Ces techniques garantissent que les canaux galactophores restent intacts et prêts pour un futur allaitement.

Bien que cette voie d’abord soit courante, elle demande une grande précision pour ne pas sectionner les canaux galactophores situés juste derrière. Si vous prévoyez d’allaiter, je peux vous orienter vers une incision sous-mammaire ou axillaire pour éliminer tout risque de section des conduits de lait.

Je vous recommande de patienter jusqu’à ce que votre poids soit stabilisé et que l’allaitement soit terminé depuis au moins 6 mois. Cela permet à la glande mammaire de retrouver sa taille de repos et de garantir un résultat chirurgical précis et durable.

Non, je n’observe pas de douleurs spécifiques liées aux implants lors de la mise au sein. La sensibilité peut varier durant la montée de lait, comme pour toute femme, mais la prothèse elle-même ne génère pas d’inconfort supplémentaire.

Tout à fait, le lipofilling utilise votre propre graisse réinjectée sous la peau ou derrière la glande. Je réalise cette procédure sans toucher aux canaux de lactation, ce qui rend cette méthode parfaitement compatible avec l’allaitement.

La ptôse (l’affaissement) est principalement liée aux fluctuations hormonales et à la distension de la peau pendant la grossesse plutôt qu’à l’allaitement lui-même. Je note que le poids des implants peut accentuer légèrement ce phénomène si la peau manque d’élasticité.

Ce n’est pas dangereux pour votre santé ou celle du bébé, mais l’évolution rapide de votre poitrine pourrait compromettre la cicatrisation et l’esthétique finale. Je conseille généralement d’attendre la fin de votre projet parental pour une stabilité optimale du volume.