Chirurgie des seins

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Implant mammaire déplacé : que faire ?

De nos jours, de nombreuses femmes ont recours à l’augmentation mammaire par implants, pour corriger un volume mammaire insuffisant. Cette technique sûre et efficace donne de très bons résultats ! Mais il arrive parfois qu’un implant mammaire se déplace : voici la conduite à tenir lorsque cela se produit.

Implant mammaire déplacé : que faire ? | Dr Runge | Paris 7

En résumé

L’augmentation mammaire par pose de prothèses est une intervention esthétique courante visant à corriger une insuffisance de volume. Bien que cette technique soit fiable, un déplacement de l’implant est possible durant la phase de cicatrisation initiale, nécessitant une consultation rapide et, le plus souvent, une reprise chirurgicale.
 
Mon avis : Une discipline rigoureuse concernant les consignes post-opératoires est capitale pour assurer la stabilité définitive des implants et prévenir toute complication nécessitant une reprise.

Sommaire
Présentation

Qu’est-ce qu’une augmentation mammaire par implant ?

L’augmentation mammaire par implant est une intervention de chirurgie esthétique permettant d’augmenter le volume de la poitrine, grâce à la pose de prothèses. Ce geste chirurgical très demandé s’adresse aux femmes souffrant d’hypoplasie mammaire, ou hypotrophie mammaire : c’est-à-dire dont le volume mammaire est jugé insuffisant.

Ce constat est esthétique et subjectif, fondé sur le ressenti et le vécu de la patiente vis-à-vis de sa poitrine. Souvent, ces patientes sont complexées depuis longtemps par l’aspect plat ou peu volumineux de leurs seins. Cette problématique peut être innée, apparaissant dès la puberté avec un faible développement de la poitrine ; ou acquise, lorsque la perte du volume mammaire fait suite à une grossesse, une perte de poids, une maladie ou une opération. Dans certains cas, l’hypotrophie mammaire est associée à une ptôse mammaire (poitrine tombante).

L’augmentation mammaire est réalisée grâce à des implants en silicone, parfois remplis de sérum physiologique. En fonction des caractéristiques de la patiente, l’implant peut être placé devant ou derrière le muscle grand pectoral. La forme et la taille de ces prothèses peuvent varier, pour s’adapter à la demande ainsi qu’à la morphologie de chaque patiente.

Les implants sont parfois posés conjointement à une autre technique d’augmentation mammaire : le lipofilling. Cette technique consiste à prélever une quantité de graisse sur une zone du corps de la patiente, pour l’injecter dans la poitrine.

Dans quels cas un implant mammaire peut-il bouger ?

Les prothèses mammaires peuvent se déplacer sous l’influence de plusieurs facteurs. En général, c’est dans les premières semaines suivant l’opération que le risque de déplacement est le plus fort ; en effet, c’est à ce moment-là que se forme une membrane périprothétique autour des prothèses, assurant leur stabilité. Si les implants passent le cap de quelques semaines, un déplacement secondaire (ultérieur) est peu probable.

Parmi les causes les plus fréquentes de déplacement des implants, on peut mentionner le sport ou les mouvements brusques. Ceux-ci sont donc fortement déconseillés pendant les semaines qui suivent l’intervention. Une prothèse peut aussi se déplacer suite à un coup reçu sur la poitrine, occasionnant un hématome.

Il existe aussi un risque inhérent à la technique chirurgicale. En effet, les prothèses implantées par voie axillaire (incision au niveau des aisselles) présentent un risque accru de rotation lors des premières semaines.
l’apparition d’une coque péri prothétique peut également entraîner une déformation avec ascension de la prothèse.
En cas de pose d’implant de forme anatomique, une rotation de l’implant va altérer la forme du sein.

Que faire en cas de prothèse mammaire déplacée ?

Vous avez été opérée récemment pour une augmentation mammaire, et vous pensez que l’un de vos implants s’est déplacé ?

En cas de doute, n’attendez surtout pas avant de consulter votre chirurgien. En effet, cette problématique ne peut être corrigée le plus souvent que par une reprise chirurgicale. Le geste chirurgical sera adapté à la cause du déplacement. Si besoin, votre chirurgien pourra remplacer les prothèses par des implants de forme différente, pour conserver un résultat satisfaisant tout en diminuant le risque de rotation.

Après l’intervention, il est important de suivre rigoureusement les précautions recommandées, pour éviter une récidive du déplacement. En particulier, les patientes doivent porter un soutien-gorge de contention pendant quelques jours, et éviter les activités sportives sollicitant les pectoraux pendant plusieurs semaines.

FAQ

Au-delà de la douleur, vous pourriez ressentir une tension inhabituelle, une sensation de « décrochage » ou remarquer une modification de la souplesse de votre sein au toucher. Si vous observez une asymétrie marquée ou une altération de la forme qui ne semble pas liée au processus naturel de dégonflement post-opératoire, il est essentiel de m’en informer afin que je puisse effectuer une palpation et un examen clinique de contrôle.

Le choix du contenu de l’implant est discuté lors de notre consultation pré-opératoire. Le sérum physiologique et le silicone possèdent des textures et des consistances différentes qui offrent des rendus esthétiques variés. Ce choix dépend avant tout de votre morphologie, de la qualité de vos tissus et du résultat naturel que vous souhaitez obtenir. Chaque matériau présente des spécificités en termes de toucher et de rendu visuel que nous adaptons à votre cas personnel.

L’association de l’injection de graisse (lipofilling) à la pose d’implants est une technique complémentaire qui permet d’affiner le résultat esthétique. Cette méthode peut améliorer la couverture des tissus et harmoniser les contours de la poitrine. Elle n’augmente pas intrinsèquement le risque de déplacement, mais elle nécessite une planification rigoureuse pour garantir une intégration optimale de la graisse greffée autour de la prothèse.

L’emplacement de la prothèse, devant ou derrière le muscle grand pectoral, est déterminé selon votre épaisseur cutanée et glandulaire. Si vous manquez de tissus superficiels pour masquer les contours de la prothèse, je privilégierai une pose derrière le muscle pour un rendu plus naturel. À l’inverse, si votre volume existant permet une couverture suffisante, le plan devant le muscle peut être envisagé. C’est un équilibre technique que nous définissons ensemble avant l’intervention.

Bien que la priorité post-opératoire soit le repos des muscles pectoraux, une respiration calme et profonde est toujours recommandée pour favoriser une bonne oxygénation des tissus et aider à la relaxation générale. Il n’existe pas d’exercices spécifiques pour « fixer » l’implant par la respiration, mais maintenir un état de détente physique est toujours favorable à une récupération sereine durant les premiers jours suivant la chirurgie.

La perception de la poitrine est intimement liée à votre vécu, à vos attentes et à votre propre ressenti. Ce qui est considéré comme un volume « insuffisant » ou, au contraire, une poitrine « idéale », varie d’une patiente à l’autre. C’est pourquoi le dialogue pré-opératoire est crucial : il me permet de comprendre vos complexes et vos objectifs réels pour que la solution chirurgicale soit en parfaite adéquation avec votre vision de vous-même.

Le soutien-gorge de contention possède des propriétés techniques précises destinées à maintenir une pression constante pour stabiliser les tissus. Bien qu’il puisse sembler contraignant, son port est essentiel durant la période prescrite, car il empêche les mouvements excessifs qui pourraient déloger l’implant avant la consolidation de la membrane naturelle. Il est donc difficile de l’adapter ou de le remplacer avant que je ne vous donne le feu vert lors d’une visite de contrôle.

Votre poitrine est composée de tissus glandulaires et graisseux qui réagissent aux fluctuations pondérales. Si vous perdez ou gagnez du poids, la répartition des graisses dans votre corps change, ce qui peut affecter le volume global de votre sein autour de la prothèse. Si ces variations sont modérées, l’aspect reste stable, mais des changements pondéraux très importants peuvent, dans certains cas, nécessiter une réévaluation esthétique.

Une hypotrophie peut être dite « acquise » lorsqu’elle survient suite à des événements de la vie, comme une grossesse, un allaitement ou une perte de poids importante. Ces phénomènes peuvent entraîner une fonte du tissu mammaire naturel ou un relâchement cutané, laissant la patiente avec une poitrine qui ne correspond plus à son volume initial. L’augmentation mammaire permet alors de restaurer la plénitude perdue.

La reprise du sport se fait par étapes progressives. Une fois la phase critique de formation de la membrane périprothétique passée, nous réintégrons les activités douces. La reprise des exercices ciblant les pectoraux ne doit être envisagée qu’après un examen clinique attestant que vos implants sont parfaitement stabilisés. L’objectif est de retrouver votre routine sportive sans mettre en péril l’intégrité du résultat chirurgical.