Reconstruction mammaire

La reconstruction mammaire par le Dr Runge à Paris et Beauvais (Oise)

La mastectomie est une ablation de la glande mammaire, d’un fuseau de peau et de l’aréole des seins. Elle est malheureusement parfois nécessaire pour certains cancers du sein et peut être accompagnée d’une reconstruction mammaire.

Si la peau et le muscle pectoral sous-jacent sont de qualité suffisante, les prothèses mammaires sont le choix le plus adapté pour la reconstruction.

Si nécessaire la reconstruction peut être précédée d’une période d’expansion tissulaire si la quantité de peau n’est pas suffisante. Il s’agit d’augmenter la surface de couverture par la peau de la prothèse permanente sous l’effet d’une traction exercée pendant une courte période.

Cette reconstruction est prise en charge par l’Assurance Maladie.

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Buts de la reconstruction mammaire

L’opération permet de reconstituer le sein (volume et contours) grâce à une prothèse en silicone placée au dessous du muscle pectoral.

Selon l’envie et les désirs de la patiente, il se peut que l’intervention soit complétée plus tard par une reconstruction de l’auréole et du mamelon mais également pour améliorer la symétrie.

Alternatives à la chirurgie

Si la patiente le souhaite elle peut après une mastectomie ne pas passer par la reconstruction et uniquement utilisée une prothèse externe, la reconstruction est un choix très personnel.

D’autres techniques peuvent être utilisées en prélevant des tissus d’autres parties du corps (grand dorsal, grand droit de l’abdomen).

Déroulement de l’intervention

Il est courant de réaliser la reconstruction des seins dans le même temps que la mastectomie, il s’agit alors de reconstruction immédiate mais peut également se faire plus tard, on parle alors de reconstruction secondaire.

La cicatrice de l’ablation du sein sera utilisée pour la reconstruction, le chirurgien peut faire son possible pour l’améliorer mais il ne peut malheureusement la faire disparaître.

Dans le cas d’une prothèse interne, pour les cas les plus simples, une prothèse permanente est utilisée. Dans certain cas, une prothèse temporaire d’expansion tissulaire permet d’accroître la quantité de peau et de muscle de la prothèse permanente et ainsi donner un aspect plus naturel au sein. En effet, la prothèse temporaire sera gonflée progressivement afin d’obtenir un excès de peau qui sera utilisé pour recouvrir la prothèse permanente. Néanmoins cela demande un deuxième temps opératoire.

Si besoin il est possible de remodeler le second sein pendant la reconstruction du premier afin d’améliorer la symétrie.

L’aréole et le mamelon sont reconstruits plus tard quand le volume du sein est stabilisé.

Les différents types de prothèse

Il existe plusieurs fabricants et types de prothèses, toutes constituée d’une enveloppe de silicone pour diminuer le risque d’apparition de coque.

Cette prothèse peut être remplie ; soit de sérum physiologique (eau salée), soit de gel de silicone dont la consistance est plus proche de la glande mammaire.

Il existe également plusieurs formes :

  • rondes
  • anatomiques donnant un effet plus naturel grâce à l’épaisseur plus importante dans la partie inférieure

 

Si une prothèse temporaire est utilisée elle sera remplie au fur et à mesure par du sérum physiologique.

En préparation de l’intervention

Un bilan de préparation à l’opération devra être réalisé conformément aux prescriptions et le patient devra consulter l’anesthésiste au minimum 2 jours avant l’opération.

Le chirurgien devra vérifier les imageries mammaires du sein non opéré.

La patiente devra veiller à ne prendre aucun médicament contenant de l’aspirine dans les 10jours avant l’intervention.

L’arrêt du tabac est conseillé, au moins 1 mois avant l’intervention pour une meilleure cicatrisation et la patiente devra éventuellement stopper temporairement la prise de son contraceptif oral en cas de facteur à risques (obésité, mauvais état veineux ; trouble de la coagulation).

L’anesthésiste peut vous prescrive des bas anti-thrombose (prévention de la phlébite) que vous devrez porter avant l’intervention jusqu’à la sortie de l’établissement.

Anesthésie et modalités d’hospitalisation pour la reconstruction mammaire

  • Type d’anesthésie : l’opération se fait sous anesthésie classique pendant laquelle vous serez complètement endormie.
  • Modalités d’hospitalisation : une hospitalisation de plusieurs jours est habituellement nécessaire. La sortie sera conditionnée à l’ablation du drainage éventuel.

L’intervention chirurgicale et suites opératoires

L’intervention dure d’une à deux heures. Un pansement modelant vous sera posé.

Les suites opératoires de reconstruction mammaire sont souvent douloureuses pendant plusieurs jours et nécessitent des antalgiques puissants qui seront relayés par d’autres moins puissants selon la demande pendant une quinzaine de jours.

Si la douleur persiste, une consultation de votre chirurgien sera nécessaire.

Un œdème et des ecchymoses peuvent être constatés sur le sein et accompagnés d’une gêne lorsque la patiente lève les bras mais ne nécessitant pas une rééducation. Un pansement plus léger remplacera le premier au bout de 48h.

La patiente devra porter le soutien-gorge nuit et jour pendant plusieurs semaines et les pansements sont à changer régulièrement. Une convalescence de 2 à 3 semaines est nécessaire et l’activité sportive pourra être reprise au bout d’un ou deux mois.

Si une prothèse temporaire a été placée il est possible que les injections pour le gonflement débutent dès l’hospitalisation.

Les imperfections suite à l’intervention

Malheureusement, il n’est pas possible de reconstruire le sein de manière totalement symétrique au second qu’il s’agisse :

  • du volume : la base ne peut être à 100% identique, les variations de poids peuvent accentuer la différence entre les deux seins
  • de la forme : le sein ne s’étale pas de la même manière en position allongée
  • de la hauteur : le sein non opéra subira naturellement une ptôse (affaissement)
  • et de la palpation : les tissus de recouvrement étant plus fins, la prothèse est reconnaissable

 

Les cicatrices doivent être surveillées, il est normal que les mois suivant l’opération les cicatrices soient rosées et gonflées. Les cicatrices s’estomperont au fur et à mesure du temps pour devenir peu visibles.

Si les cicatrices présentent certains différents aspects disgracieux (hyper-pigmentation, épaississement, rétraction, adhérence ou élargissement), un traitement pourra être envisagé.

La patiente ne doit pas oublier que le chirurgien est à l’origine des sutures, les cicatrices sont de son fait.

Les complications envisageables de la reconstruction mammaire

La reconstruction présente quelques risques comme n’importe quelle intervention chirurgicale.

Il y a deux types de complication : la première est liée à l’anesthésie et la seconde est liée à la chirurgie en elle-même.

Le rendez-vous avec l’anesthésiste permet d’informer la patiente des risques liés aux produits utilisés qui peuvent parfois amener des réactions imprévisibles.

Concernant l’intervention chirurgicale, en choisissant un Chirurgien qualifié et formé pour ce type de chirurgie, vous limitez les risques mais ne seront toutefois pas complètement supprimés.

Les complications à la suite d’une reconstruction

  • L’infection : nécessitant des antibiotiques et parfois une réintervention
  • L’hématome : qui peut nécessiter un geste d’évacuation chirurgicale.
  • La nécrose de la peau : les risques sont plus élevés après une radiothérapie, pouvant amener une ablation de la prothèse. Le tabagisme accentue également ce risque.
  • La formation d’une coque contractile autour de l’imolant : cette capsule peut se contracter amenant une sensation de durcissement parfois douloureux et entraîner une déformation visible du sein qui se « globulise » et devient plus ferme. Le risque est désormais diminué avec l’évolution des prothèses
  • Les vagues et les plis : si la peau recouvrant la prothèse est fine, elle peut laisser deviner la déformation de l’enveloppe sous forme de vagues ou de plis.
  • Le déplacement de l’implant : un déplacement de l’implant est toujours possible sous l’effet des contractions musculaire, il faut éviter la musculation des pectoraux
  • La rupture ou le dégonflement traumatique par manoeuvre externe
  • « Usure » et « vieillissement » de l’implant : la durée de vie d’une prothèse est limitée

 

Les conséquences d’une rupture de prothèse

Voici les conséquences possibles suite à l’écoulement du contenu d’une prothèse du à l’usure :

  • Si la prothèse contient du sérum, le sein s’affaisse en quelques heures ou jours suite au dégonflement de la prothèse
  • Si la prothèse contient du gel de silicone, le diagnostic est plus délicat. Grâce aux gels à cohésivité importante, il y a un risque diminué d’une diffusion rapide du gel de silicone en dehors de la prothèse.

Les signes sont plus souvent tardifs et apparaissent sous la forme d’une déformation du sein ou bien de l’apparition d’une coque.

Une mammographie est nécessaire pour diagnostiquer la rupture. Une surveillance régulière auprès de votre chirurgien est nécessaire.

Lors d’examens mammographiques il est indispensable de préciser au radiologue la présence d’une prothèse afin de limiter les risques.

Les résultats d’une reconstruction

La patiente pourra s’habiller très rapidement de manière normale avec un décolleté. Néanmoins le résultat final ne sera pas visible tout de suite. En effet, au premier pansement le sein pourra paraître figé et la peau sera peu sensible. Certaines patientes ressentent également des contractures pectorales.

Il faut généralement patienter 2 à 3 mois pour observer un résultat appréciable. Avec une prothèse d’expansion, les injections sont généralement réalisées une fois par semaine avec du sérum physiologique. Le volume est atteint au bout de 4 à 8 semaine jusqu’à arriver à un volume proche de l’autre sein.

La seconde intervention, permettant le remplacement de la prothèse temporaire par la permanente, a lieue entre 4 et 6 mois après la première.

  • Photos avant et après d'une reconstruction mammaire à Paris par Dr Runge, chirurgien esthétique
  • Photos reconstruction mammaire avant et après par Dr Runge, chirurgien esthétique, Paris et Beauvais (Oise)
  • Reconstruction mammaire, photos avant et après par Dr Runge, chirurgien esthétique à Paris et Beauvais (Oise)
  • 1 - Avant reconstruction mammaire :

    Patiente ayant subi une ablation du sein.

    1 - Après reconstruction mammaire :

    Résultat 1 un an après reconstruction par prothèse mammaire et reconstruction de la plaque aréolomamelonaire et symétrisation du sein droit.
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